mercredi 9 avril 2008

Théâtre

Les journées s'écoulent, monotones. Chaque jour un peu plus de soleil, un peu plus de chaleur, chaque jour un peu plus de mots ajoutés au compte-goutte au mémoire.
Et aujourd'hui, alors que je dresse une comparaison rapide (tout est rapide dans un mémoire si court) entre Ubu Roi et ma Folle de Chaillot, je relis quelques répliques de Jarry, et toute la troupe de l'année dernière, et tout le spectacle de l'année dernière reviennent à mes souvenirs. Effluves envahissantes. J'entends Stéphane crier "ainsi vous jurez de bien tuer le roi ?" pendant que je suis cachée derrière le castelet et que se ferme le rideau de l'acte I; j'entends Marcos dire au père Ubu qu'il empeste "vous ne vous lavez donc jamais ?" "rarement", et Nathalie de crier de par la coulisse "jamais !". Sacré mère Ubu.
Je revois Carine pleurer dans la chapelle pendant qu'Ubu assassine son mari et ses fils, et Bougrelas sentir la nécessité du devoir de vengeance et de mémoire monter en lui. Je me revois découdre la baudouille du père Ub' "d'un terrible coup d'épée".
J'entends les applaudissements, Michel Fédérovitch, la musique de la scène finale.
Le salut, jamais coordonné, mais toujours plein d'émotion.
J'entends William nous dire qu'on a vraiment mal joué là, qu'est ce qui s'est passé ? Et nous féliciter la semaine suivante car la représentation était vibrante et même émouvante.
Et je me dis que je préfère le théâtre à l'agreg.

2 commentaires:

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