samedi 2 mai 2009

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Y a Beethov qui explose dans la chambre grâce aux doigts enchanteurs de Brendel. Y a une époque où j’écrivais mes dissertes au son des sonates, parce que ça forçait ma plume à se déchainer, comme la mélodie. Vecteur d’inspiration. Incontestablement.

J’ai fini l’année. J’ai fini ma dernière semaine d’école, et ça m’a fait tout étrange. L’impression que tout a filé, que tout a changé. Je n’y aurais jamais cru. Comme me disait Matthieu hier « bin voilà, tu l’as faite Marie, cette année, finalement ». Je l’ai faite. J'ai appris à devenir boulangère. Grâce à quelques rencontres sans lesquelles je ne me serais jamais lancée, ou sans lesquelles je n’aurais jamais persévéré. Il y en a eu 3.

Et puis il y a eu tous ceux qui n’ont pas arrêté de m’encourager. A la fin, il faudrait faire un grand pot à leur honneur.

Je passe mes 7h d’examen le 19 mai. Le brevet, le bac, la licence, la maîtrise, je n’en ai jamais eu peur, je savais que je les aurais. La question, c’était juste de savoir avec quelle mention, finalement. Et là pour la première fois de ma vie, j’ai peur de ne pas réussir un examen. J’ai peur de rater mes pétrissages et d’avoir des pâtes chaudes, peur de ne pas savoir quand mettre au four, peur d’y oublier mon pain, de louper le coup de lame, cette signature du boulanger que je n’arrive absolument pas à maîtriser. Bin oui, je flippe.

Beethov continue à résonner. Inlassablement, les notes se perdent dans la chambre et dans ma tête. Vertige. Tourbillon.

3 commentaires:

Marie a dit…

J'ai confiance en toi, je crois en toi, je suis fière de ce que tu es devenue!!
Bisous mon Erasmussette!

Laure a dit…

Merde un peu en avance!

Camille a dit…

Bon courage!!! Merde! On croise les doigts.