lundi 5 mai 2008

Un bon dîner !

Longtemps j'ai rêvé d'une colocation de rêve où tout le monde s'entendrait à merveille et cuisinerait tour à tour pour toute la maisonnée. Il faut croire que le mythe Friends n'est qu'un mythe... En fait chacun fait les courses pour soi et mange pour soi. Et à vrai dire, quand on découvre les habitudes culinaires de ses colocs bien aimés, on se dit que tant mieux, finalement...
-Natalie mange des plats déjà préparés tous les jours, avale une boîte de céréales en 2 jours ou mange à elle seule des portions pour 4. De plus, inconvénient majeur, elle a des horaires nordiques: dîner à 17h30. Bilan: ruine et mauvais goût
-Robin mange tous les jours sans exception des pâtes. A tous les goûts toutes les saveurs, tous les jours, pâtes. Parce qu'il court 70km par semaine. Or, comme il est très soucieux de l'équilibre de son métabolisme, il mange 3h avant de courir à chaque fois, peu importe l'heure à laquelle il court. Ce qui nous donne des petits déjeuners très matinaux et des déjeuners très tardifs (16h) puis des diners 2h après ces dits déjeuners. Bilan : pas cher mais pas bon. Et puis j'aime tellement manger du pain que ce ne serait pas très sain de n'avaler que des pâtes. Nous dinons donc ensemble, mais pas la même chose.
-Hugo ne parle pas, mange à minuit, et est étrange (steak cuit au micro onde, jambon au congélateur...)
Conclusion, votre humble serviteur est bien seule pour ses repas.
Mais sacrenouille, je ne me laisserai pas vaincre ! Grâce à ma bien-aimée voisine Laure, j'ai découvert la blogosphère culinaire: des milliers de recettes commentées par des milliers de passionnées, retouchées, adaptées, personnalisées. Des photos à faire rêver les moins gourmands.
Bref, c'est décidé, j'entre dans une nouvelle ère : la bonne cuisine même si on mange seul.
Et ce soir, avec mon reste de carottes, du fromage, du lait, du yaourt au soja, des œufs, de la coriandre, et des ramequins fraichement achetés, et de l'amour, j'ai préparé une délicieuse mousse de carotte.
Et c'était tout simplement un pur régal. Il fallait le manger tiède mais j'ai craqué et j'ai préféré me brûler la langue en m'empiffrant dès la sortie du four des mousses. Je me suis resservie allègrement et sans complexe. C'était nuageux, pas lourd, aérien. Bon, sur les photos, le bord des ramequins n'est pas très glamour, mais c'était tellement bon !
A faire, refaire, et décliner ! Plus de soja pour qu'on le sente (j'ai un amour pour le soja depuis que ma maman a commencé à en mettre dans la salade au Japon), plus de carottes aussi, plus de coriandre.
A bientôt pour de nouvelles aventures !


5 commentaires:

aline a dit…

moi aussi, je préfere me brûler la langue en m'empiffrant dès la sortie du four :)

la faiseuse de teurgoule... a dit…

j'envie ton appareil photo ....!!
et la prochaine fois .. tu m'invites ? très joli article again ...

ele a dit…

comme je te comprends...ici, pire que tout, mes collocs testent les spaghetti en conserve sur toast..bouah.... donc courage!!! bonne cuisine!!

Marie a dit…

Je crois que ca sera dur d'egaler les Anglais qui fourrent leur sandwich avec des chips en plus de la garniture d'origine...! Mais j'avoue que ton fameux Portugais fait ses preuves en art culinaire!

A quand le prochain repas entre coupines??? Chez moi cette fois, bien sur!

Anonyme a dit…

bon, pour l'aspect, c'est pas encore ça tout de même, on hésite entre le soufflé et le flan et ça a brûlé, brûlotté. Mais quand même je t'aime.